Portrait d’entrepreneur #1 : Paul Morlet

Portrait d’entrepreneur #1 : Paul Morlet

Portrait d’entrepreneur #1 : Paul Morlet

L’entrepreneuriat est une source inépuisable d’inspiration. C’est pourquoi cette thématique fera l’objet d’un rendez-vous régulier sur le blog de l’Agence Lug. L’objectif ? Mettre en avant des entrepreneurs d’avenir, inspirants, audacieux et innovants… On commence avec le Lyonnais Paul Morlet, fondateur de Lulu Frenchie et de Lunettes pour tous.

Barbe de trois jours, jeans et baskets aux pieds… À 25 ans, Paul Morlet est déjà un serial entrepreneur. Il est à la tête de Lunettes pour tous, un réseau de magasins qui emploie 100 personnes. Son concept ? Vendre des lunettes de vue à 10 euros en 10 minutes. Un pari fou qui a totalement révolutionné le marché de l’optique jusque-là trusté par des chaînes comme Optic 2000, Krys, Alain Afflelou… Autant d’enseignes qui affichent des prix pouvant atteindre 300 euros pour les montures et plus de 100 euros pour chaque verre.

Investisseurs renommés

Pour réussir à casser autant les prix, Paul Morlet a mis au point un nouveau process industriel pour produire massivement et vite. Il a investi dans une machine pour polir les verres et dans un stock très important de montures et de verres. Il développe un réseau de boutiques. Il est présent à Lyon, Paris, Marseille, Nîmes et compte encore ouvrir d’autres magasins en France et un site de vente en ligne. Pour mener ce projet, il a fait entrer des investisseurs à son capital et pas n’importe lesquels puisque Xavier Niel, fondateur de Free, en fait partie.
L’idée de ce business est née dans un avion. Paul Morlet, électricien de formation, est alors à la tête de Lulu Frenchie, une société lyonnaise qui commercialise des lunettes publicitaires. Son activité fonctionne bien, il atteint le million d’euros de chiffre d’affaires en achetant des lunettes à petit prix en Chine et en les customisant aux couleurs d’un pays, d’un club de foot, d’une marque… Pendant un vol entre Paris et Shanghai il discute avec un cadre de la société Essilor. Ce dernier lui explique qu’il achète ses verres en Chine pour 1,50 euro et qu’il les revend 200 euros. C’est un déclic pour le jeune Lyonnais qui creuse l’idée et étudie le marché de l’optique. Il découvre un univers très particulier composé de coopératives ou de franchisés qui peinent à évoluer et à innover. Il s’intéresse aussi au monde du retail, qui nécessite de gros investissements mais qui assure une visibilité immédiate. «C’était une véritable découverte pour moi puisque Lulu Frenchie fonctionnait essentiellement en ligne. Avec un réseau de magasins on peut tester des concepts, voir immédiatement les retombées et s’adapter», explique le jeune dirigeant.

Reportage presque fatal

Paul Morlet a d’ailleurs fait preuve d’adaptation, lors du lancement de Lunettes pour tous en 2014. L’émission Capital sur M6 lui consacre un reportage et vante les mérites de son offre innovante. Résultat : les clients se ruent dès le lundi matin en boutique et dilapident les stocks. Il découvre par la même occasion que son principal fournisseur de verres, en Chine, est lié à Optic 2000. Ce dernier décide soudainement de ne plus assurer l’approvisionnement. Lunettes pour tous n’est plus en mesure de tenir sa promesse et de livrer ses produits en 10 min. Ce joli coup de pub télévisuel manque de faire couler la boîte. Il a fallu un mois et demi et un aller-retour express en Chine pour que la situation se rétablisse. Une expérience riche en enseignements pour le Lyonnais…

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