Blog : Stratégie

Le poids des mots, le choc des photos…

Le poids des mots, le choc des photos…

Le célèbre slogan de Paris match n’a pas pris une ride. Les visuels sont au cœur des stratégies de contenus. D’ailleurs, les réseaux sociaux reposant sur l’image sont en plein boom. Annonceurs, sortez vos plus beaux clichés !

 

Voyages, plats, enfants… Les photos et vidéos se multiplient sur le web. À tel point que des réseaux sociaux entiers leur sont consacrés. Instagram et Snapchat ne reposent que sur l’image ou la vidéo. Ils connaissent des progressions fulgurantes. Instagram compte, en 2017, plus de 600 millions d’utilisateurs. Snapchat atteint 158 millions d’utilisateurs actifs. Les formats sont de plus en plus nombreux, allant du simple cliché, plus ou moins retouché, à la courte vidéo en passant par la retransmission en live. Les textes sont alors accessoires, ils agrémentent, commentent et positionnent grâce aux hashtags… Facebook, Twitter et Linkedin répondent aussi à la tendance et les flux d’actualité se remplissent d’images. Il suffit d’essayer à titre personnel : quel que soit le site, une photo postée rencontre toujours plus de succès qu’un texte seul.

Viralité

Il faut dire que l’image est un support redoutablement efficace. Les internautes parcourent les pages web très rapidement, à peine une dizaine de secondes et les visuels sont 4 fois mieux retenus qu’un texte. Le compte est vite fait… Sans compter leur caractère viral. Si son contenu est original, l’image se partage très vite.

Les règles du succès

Mais pour rencontrer le succès, il faut veiller à respecter 5 règles essentielles :

  • Nommez correctement votre fichier

    Oubliez les « IMG1234 » … Pensez référencement et mots-clés !

  • Remplissez tous les champs de référencement dans votre CMS

    Précisez le titre, la légende, le texte alternatif et la description quand vous ajoutez une photo. Encore une fois, ils contribuent au bon référencement de votre page web.

  • Attention aux droits

    Pas question de prendre n’importe quelle image ou vidéo sur Google. Les droits d’auteur sont à respecter. Utilisez de préférence votre propre banque d’images. Et si vous n’avez pas de stock, tournez-vous vers des sites spécialisés. Les plus connus sont payants : Fotolia, Getty… Mais certains proposent une base de données gratuite : Pexels, Raumrot… Vous pouvez aussi en profiter pour appeler un photographe professionnel !

  • Du contenu

    Une photo ou une vidéo doit apporter une valeur ajoutée, avoir du contenu. Il ne s’agit pas d’être seulement esthétique, il faut traduire un message, véhiculer des valeurs, faire passer une information, prendre parti… D’où l’importance de penser votre stratégie de contenus de façon globale et d’établir un calendrier éditorial, y compris pour vos images.

  • Variez les formats

    Pour ne pas lasser votre audience, alternez : photos, illustrations, infographie, lettring, vidéo, gif, live… la liste est longue. Vous avez l’embarras du choix.

 

L’Agence Lug est là pour vous conseiller et vous accompagner dans l’utilisation des visuels dans l’animation de vos supports web. N’hésitez pas à nous contacter !

À l’heure du Big data !

À l’heure du Big data !

On en entend parler toute la journée et ses usages s’annoncent multiples. Le big data émerge à une vitesse folle et apporte des opportunités à saisir, quel que soit votre secteur d’activité. Explications

 

90 % des données existantes* ont été créées ces deux dernières années. Ce chiffre paraît hallucinant mais le développement des réseaux sociaux a entraîné un boom de la data. Twitter, Facebook ou LinkedIn représentent des téraoctets d’informations. Sans oublier les données classiques qui sont disponibles sur le web : les résultats des matchs de foot, la météo, le prix d’une chaussure… On parle aujourd’hui de « Big data » car le volume est tellement faramineux qu’il ne peut plus être traité et analysé avec les outils de gestion de l’information traditionnels ni les bases de données.

Travail titanesque

Impossible d’imaginer récolter ces données par le simple travail humain… Il faut donc innover et se structurer pour en tirer le meilleur. Les acteurs se font aujourd’hui plus nombreux. Certains sont spécialisés sur la récolte de data web, d’autres sur les usages et les habitudes des internautes en traquant leur comportement. La R&D est au cœur de ces marchés, l’enjeu étant de récupérer et rendre intelligible le plus rapidement possibles les informations demandées. Et de les mettre en relation.
Ces données brutes sont exprimées sous des formats différents. Un prix peut être en euro, en dollars, au centième, au dixième… Une étape de « nettoyage » (ou curation) est donc indispensable. Il faut également « truster » les infos, c’est-à-dire vérifier leur fiabilité. Ou encore analyser le champ sémantique quand il s’agit de récupérer des avis ou des commentaires écrits. On parle donc d’un travail titanesque !

Potentialités infinies

Les opportunités du big data sont énormes et la façon d’aborder les problématiques changent. Traquer les comportements des utilisateurs sur internet est devenu courant. La construction des sites web se fait en fonction de l’expérience utilisateur. L’inbound marketing repose essentiellement sur ce traitement des données et permet de cibler les prospects de façon intelligente et efficace, en vue de générer des leads entrants.

Quant aux données web, leurs finalités sont multiples. Un e-commerçant peut faire varier le prix de ses produits en fonction des tarifs pratiqués chez ses concurrents en récupérant l’intégralité des données sur internet (sans se contenter de Google Shopping qui ne touche qu’une partie des vendeurs). Un club de sport peut établir des statistiques de performance de son équipe en fonction du terrain et des conditions météo. Un organisateur d’événements peut choisir ses dates et ses salles en prenant en compte toutes les manifestations prévues sur le territoire, ultra-locales comme nationales… Et on pourrait même prévoir deux semaines avant le seuil épidémique de grippe en analysant les recherches faites sur Wikipédia !

Approche politique

À l’approche des présidentielles, le big data fait les yeux doux aux politiques. Il est utilisé par les candidats pour localiser les potentiels électeurs. Aux Etats-Unis, la pratique est bien plus aboutie puisque les équipes de campagne identifient, en fonction des Etats, le profil des téléspectateurs de chaque programme tv. Ils savent si ceux qui regardent Harry Potter à 21h dans l’Ohio sont Conservateurs ou Démocrates et peuvent choisir précisément où passer leurs spots TV pour une efficacité maximale.

Impossible donc de passer à côté du big data aujourd’hui. Usages et potentialités sont encore à découvrir pour de nombreuses entreprises, qui doivent se structurer et comprendre que le big data ne s’adresse pas qu’au service informatique mais concerne aussi les fonctions commerciales et marketing. Et fera naître des opportunités business encore insoupçonnées. Affaire(s) à suivre !

 

* Merci à Citron Mauve, spécialiste lyonnais du big data pour cette conférence très intéressante donnée chez Now Coworking.

 

Fidélisez et prospectez avec votre newsletter

Fidélisez et prospectez avec votre newsletter

La newsletter est un outil de prospection et de fidélisation efficace. À condition d’être bien conçue, rédigée et de ne pas faire déborder la boîte mail de ses destinataires avec une fréquence surréaliste. Voici quelques conseils pour vous lancer…

Apportez de l’info

Une bonne newsletter apporte avant tout un contenu de qualité, qui intéresse ses cibles. C’est l’occasion de parler de soi, de ses projets et du développement de l’entreprise. Mais pas seulement. Il est intéressant d’élargir à des sujets qui touchent votre marché et votre activité et qui pourront retenir l’attention de vos lecteurs. Il peut s’agir d’articles de presse que vous aurez sélectionnés sous forme de revue de presse, d’un lien vers une vidéo ou d’un article de votre blog… La qualité de la newsletter participera à faire de vous un expert dans votre domaine, en vue de devenir une référence pour vos prospects.

Pour toujours veiller à apporter ces contenus informatifs, organisez votre newsletter en plusieurs parties. Exemple : présentation de votre entreprise / nouveaux clients / revue de presse.

Segmentez vos cibles

On ne s’adresse pas à ses clients et prospects comme on s’adresse à ses salariés. Créez donc des newsletters spécifiques en fonction de vos cibles. Il est intéressant de travailler sur des newsletters internes, destinées aux collaborateurs de l’entreprise. C’est un bon moyen de communication et d’information, moins coûteux qu’un magazine. Il est possible aussi de créer des newsletters par secteur d’activité. Par exemple : ciblez uniquement les restaurateurs parmi vos prospects avec un support qui leur est dédié et un contenu qui concernera leur métier.

Adoptez un style direct

Pas question de faire de la poésie, la newsletter se veut directe, facile (et rapide) à lire. On s’inspire du style journalistique pour écrire et on va à l’essentiel. L’objectif est de donner envie de lire la suite, en se rendant sur le site de l’entreprise. Les photos doivent aussi participer à l’attractivité du support.

Définissez une périodicité tenable

Préparer une newsletter est chronophage et le rythme quotidien est ambitieux. Il peut lasser vos prospects et clients qui n’ont pas franchement besoin d’entendre parler de vous tous les jours. Le rythme mensuel est un bon compromis. Il vous permet de prendre le temps de bien préparer cette newsletter, de rédiger (ou de condenser) le contenu que vous souhaitez diffuser. Il maintient la relation en entretenant un contact régulier. C’est aussi un bon moyen de créer du trafic sur son site ou son blog.

Choisir un logiciel spécifique

Pas question d’utiliser sa boîte mail pour envoyer une newsletter, vous finiriez directement dans les spams… Plusieurs logiciels spécifiques existent, avec des formules gratuites en dessous d’un certain nombre de destinataires. Les références sont Mailchimp (gratuit pour moins de 2000 destinataires et 12 000 emails par mois) ou Sendinblue (gratuit pour 9000 emails par mois). Ce dernier présente l’avantage d’être en français alors que Mailchimp est entièrement anglophone. Tous deux offrent un large choix de templates pour imaginer des mises en page attrayantes.

Proposez un désabonnement

Les destinataires doivent pouvoir se désabonner de votre newsletter facilement. Sinon, ils vous rangeront dans la case « indésirables »… Et vous serez blacklisté ! Mieux vaut perdre un abonné en lui laissant une bonne image de vous et de votre entreprise.

 

Besoin de conseils pour votre newsletter ? N’hésitez pas à nous contacter, l’Agence Lug est là pour vous accompagner dans la mise en place de votre newsletter et prend en charge la conception et la rédaction.

Un exemple de newsletter : découvrez celle d’ID Plan, société spécialisée dans les plans de travail pour les particuliers et les professionnels. Des belles photos pour vous donner envie de refaire votre intérieur…

Social media : Où aller ? – 2/2

Social media : Où aller ? – 2/2

Les réseaux sociaux ont pris une place grandissante auprès des internautes qui les consultent aussi bien pour se divertir, trouver un job ou rencontrer l’âme sœur. Entreprises et marques doivent impérativement comprendre ces usages pour bien penser leurs stratégies.

 

LinkedIn, Instagram, Facebook, Viadeo… mais aussi Pinterest ou Snapchat. On peut vite se perdre sur les réseaux sociaux. De nouvelles plateformes émergent régulièrement tandis que les plus connues changent leurs algorithmes ou proposent des formats publicitaires innovants. Bref, les marques ne savent plus où donner de la tête… Pour savoir comment investir les médias sociaux, il faut bien les connaître. Savoir quels contenus ils proposent, à quoi ressemblent leurs audiences, leurs critères de classement, leurs formats publicitaires… L’Agence Lug vous aide à y voir plus clair !

LinkedIn

C’est le réseau social professionnel qui marche. Contrairement à Facebook, son usage est limité à l’activité pro et pas question d’étaler sa vie privée. 12 millions de personnes sont inscrites sur LinkedIn en France, dont beaucoup de dirigeants et cadres du privé. Ce site est à la fois un outil de veille, avec un partage d’informations, une plateforme de recrutement pour diffuser ses annonces et repérer les profils pertinents, et un support d’aide à la vente qui permet d’identifier ses prospects et de les démarcher. En termes de publicité, les fonctionnalités proposées aux annonceurs sont intéressantes avec un ciblage pointu.

Viadeo

C’est l’autre réseau social professionnel. Par rapport à LinkedIn, Viadeo est français et regroupe davantage des employés. Il compte 10 millions de membres en France et offre également des formats intéressants : vidéos, images, textes, liens… Les supports publicitaires proposés disposent d’un ciblage est moins précis et LinkedIn reste le favori des annonceurs.

Snapchat

Il fait partie des plus « récents » parmi les réseaux sociaux mais compte déjà 8 millions de membres en France. En majorité des femmes de moins de 25 ans. Son usage est uniquement mobile et réservé aux loisirs. Les membres postent des photos et des vidéos éphémères. 8 milliards de vidéos seraient ainsi vues sur Snapchat chaque jour dans le monde. La plateforme a lancé en septembre son offre « Discover » en France permettant aux médias de diffuser des informations sur Snapchat. Des tests sont en cours pour insérer des publicités entre les « stories », c’est-à-dire dans les fils d’actu des utilisateurs. Snapchat s’apprête donc à devenir un média incontournable pour les marques voulant toucher la cible ados et jeunes adultes.

Pinterest

Ce réseau social est souvent qualifié de « moodboard », un tableau de bord des tendances. Les membres « épinglent » les photos ou vidéos qu’ils jugent intéressantes sur internet. Ces dernières se classent sur Pinterest en fonction de mots clés et sont ouvertes aux commentaires ou « re-post » des autres membres. Les utilisateurs en mal d’inspiration n’ont plus qu’à lancer une recherche pour trouver des idées. Et acheter les produits qu’ils auront identifiés sur Pinterest ! La consultation se fait à 80% sur les mobiles. Les membres sont en majorité des femmes de 25 à 34 ans.

Pour les toucher, Pinterest propose des options de ciblage de plus en plus précises. Idéal donc pour les marques BtoC, avec des sites e-commerce dans l’univers de la déco, lifestyle, prêt à porter…

Pour en savoir plus sur Facebook, Instagram et Twitter, c’est par ici

Social media : Où aller ? – 1/2

Social media : Où aller ? – 1/2

Les réseaux sociaux ont pris une place grandissante auprès des internautes qui les consultent aussi bien pour se divertir, trouver un job ou rencontrer l’âme sœur. Entreprises et marques doivent impérativement comprendre ces usages pour bien penser leurs stratégies.

 

LinkedIn, Instagram, Facebook, Viadeo… mais aussi Pinterest ou Snapchat. On peut vite se perdre sur les réseaux sociaux. De nouvelles plateformes émergent régulièrement tandis que les plus connues changent leurs algorithmes ou proposent des formats publicitaires innovants. Bref, les marques ne savent plus où donner de la tête… Pour savoir comment investir les médias sociaux, il faut donc bien les connaître. Savoir quels contenus ils proposent, à quoi ressemblent leurs audiences, leurs critères de classement, leurs formats publicitaires… L’Agence Lug vous aide à y voir plus clair !

Facebook

C’est le numéro 1 des réseaux sociaux. Il apparaît incontournable même s’il existe quelques (bonnes) raisons de ne pas y aller… 31 millions de Français sont inscrits sur cette plateforme. Les « Facebookiens » sont plutôt jeunes : la cible 25-34 ans est la plus représentée, et ils l’utilisent principalement pour leur usage personnel. Photos, vidéos, liens, GIF, rédactionnel… tous les contenus sont permis. Avec Facebook, les annonceurs touchent une audience large, avec des formats publicitaires intéressants et variés. Tout est personnalisable et la time-line est idéale pour le storytelling. C’est aussi un outil de SAV et de nombreux internautes s’en servent pour contacter directement les marques et régler les problèmes (ou manifester leur mécontentement !). Attention à la concurrence importante sur le réseau social et aux changements d’algorithmes. La visibilité des publications baisse et émerger sur Facebook demande de plus en plus de temps (et donc d’argent). Enfin, sur la cible BtoB, ce média social n’est pas totalement adapté.

Instagram

Propriété de Facebook, Instagram est consacré aux images et aux vidéos. Le média social a lancé sa plateforme publicitaire il y a un an et annonce plus de 500 000 annonceurs. Un joli score qui s’explique par la captivité de la cible : les « Instagramers » se connectent en moyenne 10 fois par jour ! Ils sont 3 millions en France, majoritairement des femmes entre 16 et 24 ans. La consultation se fait principalement sur mobile. L’autre avantage : le ciblage des publicités. L’annonceur peut toucher des membres en fonction de l’âge, du sexe, du lieu de résidence et des goûts et intérêts identifiés grâce à l’activité des utilisateurs sur l’application. Ce réseau social est bien adapté aux entreprises e-commerce ou venant du retail, des jeux ou des nouvelles technologies. C’est moins pertinent en BtoB.

Twitter

Souvent considéré comme un outil de veille, Twitter offre des possibilités intéressantes aux marques et aux entreprises. Avec 6 millions de membres, il dispose d’une variété de contenus : rédactionnel, photo, vidéo, gif… C’est idéal pour générer du trafic sur son site, valoriser son expertise, apporter un service (revue de presse, infos exclusives…). Les formats publicitaires sont nombreux : il est possible de sponsoriser des tendances, des tweets, des comptes. Ou de diffuser des vidéos publicitaires. La cible est intéressante pour les entreprises BtoB comme BtoC. Ces dernières l’utilisent également comme un outil de SAV.

 

Découvrez l’intérêt de LinkedIn, Video, Pinterest et Snapchat ici

Entreprises et transformation digitale

Entreprises et transformation digitale

L’arrivée de l’Homo Numericus au travail bouleverse la vie des entreprises. Elles doivent s’adapter et vite, car beaucoup ont pris un sérieux retard…

Conférence passionnante le 10 octobre sur la question de « L’Homo Numericus au travail ». Organisée par Acteurs de l’économie à l’EM Lyon, elle abordait une problématique de premier plan pour les entreprises : la transformation digitale. S’adapter aux évolutions de leur environnement n’est pas une nouveauté pour les TPE, PME et ETI mais la transition reste difficile. « On a pris du retard par rapport aux particuliers et à leurs usages du digital. Les salariés sentent un décalage entre ce qu’ils vivent dans l’entreprise et leur utilisation personnelle », reconnaît Patrick Martin, dirigeant du groupe Martin Belaysoud et président du Medef Rhône-Alpes Auvergne. Pourtant, les entreprises consentent à des efforts financiers importants pour prendre le virage du digital. Nouveaux outils, systèmes informatiques repensés, passage au e-commerce, réorganisation interne… Martin Belaysoud consacre 50% de ses investissements au digital. Pour autant, certaines TPE n’ont pas encore entamé leur mue. Ainsi, 46 % des patrons de TPE ne se sentiraient pas concernés par la transformation numérique (*). Ce chiffre paraît très étonnant, à l’heure où le digital fait partie du quotidien et où les start-up se multiplient.

Salariat et syndicat

À l’image de Food & You, dont le modèle est uniquement digital. Le concept : proposer aux particuliers d’assouvir leur passion pour la cuisine en travaillant aux côtés d’un chef, le temps d’une soirée, en conditions réelles. Portée par Karen Finzi et Jean-Christophe Menz, la start-up s’appuie sur des équipes d’ambassadeurs, composées d’auto-entrepreneurs, qui animent la communauté partout en France. « Le digital est l’essence même de notre entreprise. Nous n’avons pas à gérer cette fameuse “transition”, et tant mieux ! Cela a l’air très compliqué », s’amuse Jean-Christophe Menz.

En effet, la transformation digitale est complexe car elle touche tous les secteurs de l’entreprise. Le business model, certes, mais aussi et surtout les ressources humaines. La nouvelle génération de salariés est différente de la précédente. Ces « digital natives » bouleversent les modes d’organisation, la hiérarchie… Il faut être capable de les suivre, de répondre à leurs attentes pour les fidéliser, tout en accompagnant les précédentes générations, moins à l’aise avec ces outils digitaux.

Les syndicats ont aussi un rôle à jouer dans ces évolutions. « On doit repenser l’organisation du travail. Le numérique permet la mise en place de systèmes plus collaboratifs. Mais chaque salarié doit bénéficier de cette transformation et être utile », reconnaît Elisabeth Le Gac, secrétaire général CFDT Rhône-Alpes Auvergne. La question de la fin du salariat se pose également, avec l’accroissement du nombre de travailleurs indépendants.

L’humain au cœur

Pour Pierre-Yves Gomez, professeur de stratégie à l’EM Lyon, la fin du salariat est une illusion. « Rappelons pourquoi le salariat a été mis en place ? Pour fidéliser les talents. Il est trop coûteux et risqué pour une entreprise de renouveler constamment son personnel ». Pour lui, la transformation digitale participe à replacer l’humain au cœur des entreprises. « Les modes d’organisation volent en éclat, les usages changent ainsi que le management. Mais il faut toujours reconquérir l’intelligence de son travail. Permettre à l’homme de savoir pourquoi il fait ça ? À quoi cela sert et à quoi il sert ? Car c’est l’humain qui crée de la valeur, et non les outils », conclut-il.

*sondage Ifop et Fiducial, avril 2016

Marques : comment devenir un média ?

Marques : comment devenir un média ?

La concurrence est rude, les supports de communication se multiplient et il est difficile d’émerger et de se distinguer. La solution ? Le contenu ! En produisant et diffusant ses propres informations, la marque devient un média et capte l’attention de ses clients et prospects. Cette stratégie n’est pas réservée qu’aux géants et chaque entreprise peut, à son échelle, se muer en média. Comment ? Voici nos conseils.

Choisir une thématique cohérente

Avant de se lancer dans l’aventure de la « marque média », il faut étudier son marché et choisir son sujet, la thématique que l’on souhaite développer et sur laquelle l’entreprise est légitime. Privilégiez des informations en lien avec votre secteur d’activité. Ce sera un gage de confiance pour les internautes et la marque bénéficiera directement du lien créé avec les cibles. Et véhiculera ses valeurs. Il sera aussi plus facile de trouver des idées de contenus à produire… Ainsi l’Occitane a opté pour un magazine en ligne, baptisé « En Provence », avec des recettes, des balades et des conseils beauté autour de sa région fétiche.

Donner confiance

Les internautes ne font pas spontanément confiance aux marques dans leurs recherches d’informations. L’annonceur devra donc gagner leur confiance en publiant des informations intéressantes avant d’être intéressées. Évitez l’autopromotion et la mise en avant de vos produits. Privilégiez les conseils et astuces utiles, les informations vérifiées et pertinentes. Parmi les bons exemples : Roche, qui à travers sa fondation édite le site voixdespatients.fr, dédié aux maladies chroniques. Les médicaments du groupe ne sont même pas mentionnés…

Promouvoir de ses contenus

Faire connaître son média (et donc sa marque) est indispensable. Réseaux sociaux, newsletter, référencement naturel et payant… Ne négligez aucun outil. Les internautes doivent pouvoir accéder à ces contenus facilement, via les moteurs de recherche. Leroy Merlin l’a bien compris avec sa série de tutoriels vidéos autour du bricolage. Ils arrivent en tête des résultats Google et certaines de leurs vidéos comptabilisent plus d’un million de vues.

Durer dans le temps

Devenir une « marque média » prend du temps et exige de bâtir une véritable stratégie de contenus. L’ambition doit être réelle et pérenne. Les résultats doperont l’image de l’entreprise, qui gagnera en légitimité et verra ses clients et prospects davantage engagés à ses côtés. Le chiffre d’affaires en bénéficiera également, avec l’augmentation des leads entrants. Une aubaine pour les services commerciaux ! Enfin, les relations publiques apprécieront d’avoir, entre les mains, un outil de communication efficace, permettant de contrôler la teneur des messages et d’orienter les discussions sur les réseaux sociaux.

Le Tour de France : champion du contenu

Le Tour de France : champion du contenu

La Grande Boucle bat son plein et on ne compte plus les heures de direct. Outre les départs, les chutes et les vainqueurs, ce spectacle télévisuel est aussi un outil de promotion touristique. Les villes hôtes bénéficient d’une mise en lumière valorisante avec un contenu qualitatif.

Chaque année, ce sont près de 250 communes qui candidatent auprès d’ASO, l’organisateur du Tour de France pour accueillir une étape. En plus de devoir remplir des critères logistiques (capacité d’accueil des équipes, largeur des routes…), elles doivent aussi faire un chèque : environ 65 000 euros pour une ville de départ et 110 000 euros pour une ville d’arrivée.

Investissement rentable

Ces sommes sont colossales pour les plus petites communes, surtout en période de restrictions budgétaires, mais c’est un investissement rentable. Les retombées économiques directes sont liées au passage des touristes et des équipes. Des milliers de personnes viennent regarder les coureurs passer sur les bords des routes. Les hôtels et restaurants voient leur fréquentation augmenter alors que la période estivale est d’ordinaire calme dans certaines communes. Le village du Tour de France est aussi un lieu prisé des habitants et des visiteurs et crée de l’animation.

Vitrine internationale

Mais surtout, les villes bénéficient d’une vitrine touristique internationale unique. Le Tour de France est retransmis par 78 chaînes de télévision dans 190 pays. Deux milliards de téléspectateurs sont ainsi devant leur écran, captifs et avides de beaux paysages. Il faut dire que les retransmissions du Tour de France sont très valorisantes pour les villes hôtes. Vues d’hélicoptères, zoom sur le patrimoine culturel local, anecdotes et spécialités gastronomiques… Il suffit de regarder la télévision pendant une demi-journée pour trouver des nouvelles idées de destinations de vacances. Par exemple, le week-end dernier, la ville de Bourg-en-Bresse a pleinement profité du départ du Tour. Un long temps d’antenne a été consacré au Monastère royal de Brou, un bâtiment central dans la ville avec une histoire riche. Idem pour les gorges de l’Ain, propices à de nombreuses balades…
La Grande Boucle produit ainsi des contenus touristiques attractifs auprès d’une audience énorme. Peu de communes pourraient s’offrir un pareil plan média…

SEO : les bons conseils

SEO : les bons conseils

Le référencement naturel (SEO) est un outil clé pour remonter en tête des moteurs de recherche et gagner du trafic. Mais cette pratique nécessite du temps et le respect de quelques règles. Explications.

 

1- Connaître son sujet et son marché
C’est une évidence, mais pour pouvoir répondre aux attentes des internautes et des consommateurs, il faut les connaître. Sur quels moteurs recherchent-ils des informations ? Quels mots clés utilisent-ils ? Il faut donc prendre le temps de parcourir l’existant sur le web, étudier ce que fait la concurrence, utiliser des outils comme Word Tracker ou SEO Book pour identifier les mots clés. Mais aussi, se servir de l’Autosuggest et de l’outil de planification de campagnes payantes sur Google. Les plus malins joueront également sur les fautes d’orthographe (dans le code et non dans la page !). Enfin, ouvrir un bon vieux dictionnaire des synonymes est toujours utile !

 

2- Optimiser le parcours des internautes
Le site doit être pensé en fonction de son utilisation par les internautes et de leurs recherches. Ils doivent pouvoir accéder à ce qu’ils souhaitent avec un minimum de clics. Tout comme les robots qui vont pouvoir identifier rapidement le contenu et le référencer si le site est bien pensé en amont.
Le responsive design est aussi de mise, afin de rendre possible la lecture sur tous les supports (tablettes, smartphones…) avec un confort optimal.

 

3- Connaître les moteurs de recherches et leurs exigences
Il faut sans cesse se tenir informé des évolutions d’algorithmes mais aussi suivre ce qui se passe sur les réseaux sociaux comme Facebook, où les recherches sont de plus en plus nombreuses. Attention, ne pas négliger Bing, qui est le deuxième moteur de recherche le plus utilisé dans le monde même s’il ne représente que 10 % du trafic.

 

4- Ne pas négliger la technique
La partie technique du SEO peut nécessiter l’aide de professionnels… C’est en tout cas indispensable d’entrer dans le code source du site pour effectuer les bons paramètrages.
On commence par les balises : deux sont particulièrement importantes : Head et Body. Elles permettent de hiérarchiser l’information et guident les robots dans leur travail de référencement. Evitez donc les tirets et autres caractères encombrants, privilégiez des descriptions cohérentes avec le titre, l’url et le contenu. Renseignez le maximum de mots clés. Il faut également penser aux liens, entre les pages du site mais aussi vers d’autres sites, toujours qualitatifs et fiables.
Si vous postez des images et des vidéos, veillez à renseigner les balises Alt et Title afin que ces supports contribuent également au bon référencement du site.
Enfin, il faut ajouter les fichiers robots.txt et sitemap.xml. Ce sont eux qui guident les moteurs de recherche dans le choix des pages à indexer.

 

5- Du contenu de qualité publié fréquemment
Pour être bien référencé, mieux vaut privilégier du contenu inédit, clair, bien rédigé avec des informations vérifiées et pertinentes. Quelques conseils d’écriture : opter pour le 100% français et éviter les anglicismes, prévoir des mises à jour régulières, ne pas faire trop long, ajouter des liens, varier les formats… (nos conseils pour rédiger un blog). Enfin, n’oubliez pas de diffuser vos contenus sur les réseaux sociaux afin de gagner en visibilité.

 

6- Être patient…
Identifier et suivre des KPI afin d’évaluer la progression du site et les exigences des utilisateurs est indispensable. Mais sachez être patients. Une stratégie de SEO prend du temps, plusieurs mois, pour montrer des premiers signes d’efficacité.

Le contenu : la base du blogueur

Le contenu : la base du blogueur

Décider de créer un blog, c’est bien. L’alimenter c’est encore mieux. Et même indispensable pour faire vivre cet outil de communication. Il faut donc respecter quelques règles pour assurer la crédibilité et la longévité de son blog. Panorama.

 

1- Choisir une thématique

Donner un thème à son blog permet d’éviter de se disperser, et donne une cohérence à votre prise de parole tout en traitant des sujets qui vous intéressent. Ce sera d’autant plus facile d’avoir des idées d’articles à publier. C’est aussi ce qui conditionne la cible. En fonction des sujets abordés, les internautes ne seront évidemment pas les mêmes. Veillez donc à choisir votre ligne directrice en fonction de votre clientèle.

La thématique peut être très large : économie, entrepreneuriat, actualité, culture, loisirs… Elle permet ainsi de trouver de nombreuses idées d’articles et de ne pas se restreindre. Par exemple, il est très facile de rebondir sur une information et de la traiter sous l’angle économique afin de ne pas s’éloigner de sa ligne éditoriale. Personnifier le blog en le présentant comme «la tribune de…» est aussi un moyen efficace pour aborder toutes les questions, sans restriction et en donnant son point de vue.

En revanche, affiner la thématique peut permettre de se concentrer sur une compétence ou une passion pour toucher un public plus pointu, «d’aficionados». C’est un bon moyen de renforcer son expertise et sa légitimité sur un sujet, en le creusant au maximum. Exemple : la comptabilité, le management, l’export ou encore le VTT ou la peinture. Ces blogs «de niche» sont aussi plus rapidement et mieux référencés car moins concurrentiels. Attention toutefois aux thématiques sur les nouvelles technologies qui sont aujourd’hui largement abordées sur les sites.

 

2- Définir un planning

Un blog doit être alimenté régulièrement, à la fois pour fidéliser les lecteurs mais aussi pour convaincre les moteurs de recherche et améliorer son référencement naturel. Ne soyez pas trop ambitieux, un rythme quotidien est difficile à tenir. Mieux vaut donc privilégier un rythme hebdomadaire, en introduisant un rendez-vous régulier. Par exemple : tous les lundis matins pour bien commencer la semaine.

Il faut ensuite établir un calendrier des publications en fonction des sujets abordés. Réagir aux actualités chaudes qui touchent sa thématique est indispensable mais il faut aussi prendre en compte les «marronniers», ces sujets récurrents qui reviennent chaque année à la même période. Ainsi que les grands événements liés à votre sujet : salons, congrès, manifestations… Il est donc important de les lister et de les programmer pour ne pas oublier d’en parler. Avec votre planning, vous savez chaque semaine de quoi vous allez parler et vous pouvez produire en amont (voire stocker !) les articles afin de tenir le timing.

 

3- Puiser dans ses ressources internes

Avant de se lancer dans la rédaction effrénée d’articles, il est intéressant de faire le tour de ce dont dispose l’entreprise en matière de sujets. Certains sont même déjà écrits et auraient seulement besoin d’un rewriting pour être publiables. Mais l’entreprise est aussi une mine d’informations et de sources. Ainsi, les collaborateurs et les partenaires sont des ressources clés : il est possible de les interviewer sur leur parcours, ou leur donner la parole concernant une passion ou un savoir-faire très spécifique. Un de vos clients redécore ses locaux ou innove avec une idée de génie ? Parlez-en sur votre blog ! En plus d’avoir un bon article, vous renforcerez la relation de confiance qui vous unit.

 

4- Varier les formats

Les longs articles très complets (comme celui-ci) c’est bien mais peu de gens ont le temps de tout lire. Alors variez les formats et alternez entre un article rédigé, une brève, une interview mais aussi une infographie, une photo, une vidéo, un gif… Ils sont vite lus et vite partagés !

 

5- Optimiser !

Listez les mots-clés qui serviront le référencement avant de commencer la rédaction. Et intégrez-les sans pour autant alourdir la lecture. Ils seront pris en compte dans les moteurs de recherche et participeront à faire ressortir l’article (et votre site) en tête des résultats. Ajoutez aussi des liens vers les entreprises ou les marques que vous mentionnez. Globalement, Google apprécie le contenu inédit, de qualité, sans fautes d’orthographe et a besoin d’un rythme de publication régulier pour bien intégrer votre site. Attention : n’oubliez pas que le référencement naturel prend du temps (plusieurs mois) pour commencer à donner des résultats intéressants.

Suivre les indicateurs est d’ailleurs indispensable pour comprendre et percevoir l’évolution. Mais aussi pour mieux connaître les attentes de votre cible : quels sont les articles les plus consultés ? Quels sont ceux qui ne marchent pas ? Ne les oubliez pas.

 

6- Relayer ses articles

Pour faire connaître son blog et ses publications, les réseaux sociaux sont de précieux outils. Facebook, Twitter, Google +, Instagram, LinkedIn, Viadeo… Il faut bien annoncer la publication sur chacun d’eux, en adaptant à chaque fois le message au réseau et à ses membres. C’est ainsi que l’audience augmentera et qu’une communauté se créera autour de vous.