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Portrait d’entrepreneur #5 : Yoann Alarçon, Potager City

Portrait d’entrepreneur #5 : Yoann Alarçon, Potager City

Potager City : l’histoire d’un projet fou

Coup de tête, soif d’entreprendre, conjonction de facteurs… L’histoire de Potager City repose sur l’ambition de Yoann Alarçon, entrepreneur dans l’âme. C’est au pas de course qu’il crée sa société sans même attendre d’avoir fini ses études. En 2007, il imagine, avec son frère Damien, Potager City : un service de livraison de paniers de fruits et légumes frais et de saison, en provenance directe des producteurs locaux.

« L’idée est née pendant un repas de famille. On a mis en commun nos compétences : mon frère dans l’agronomie et moi dans le management durable et l’informatique », raconte le dirigeant. Pourtant, à cette époque, la vente en ligne en est encore à ses prémices : 14% de la population française commande une fois par mois sur internet. Quant à la vente de produits frais alimentaires…. Elle est au point mort !

Goût et fraicheur

Le duo y croit et n’a pas peur de (se) planter, quitte à finir dans les choux. Comme tous sportifs, ils savent que l’important est de participer et ils n’hésitent pas à expérimenter. Conseillés par trois amis, Guillaume, Sébastien et Florent, ils commencent avec leur triporteur et un local gracieusement prêté à Lyon, au cœur de la Croix Rousse. Développement du site, sourcing auprès des agriculteurs, constitution des paniers, organisation logistique, livraison… La fine équipe est persuadée que le concept séduira si les fruits et légumes sont bons et pédale chaque jour pour parcourir Lyon à la rencontre des premiers clients. Il faudra débroussailler près de deux ans avant de commencer à cultiver.

La livraison s’organise progressivement : à domicile au début, elle se concentre ensuite autour de points relais et d’entreprises. Potager City se structure et s’installe à Saint-Priest puis à Toussieu (69) pour continuer sa croissance. Damien Alarçon quitte l’entreprise en 2009 et Yoann s’entoure d’un directeur général adjoint : Jérémy Colas. L’offre Potager City plante des graines en Ile-de-France, en PACA et en Aquitaine-Midi-Pyrénées. Et récolte les premiers fruits du succès ! La jeune pousse devient un groupe, aux valeurs bien enracinées. Respect, agriculture raisonnée, alimentation saine, bien-être en entreprise… Ici, on ne prend pas le melon, ou seulement à pleines dents !

L’Agence Lug accompagne Potager City dans ses relations presse.

Portrait d’entrepreneur #4 : Polycubic

Portrait d’entrepreneur #4 : Polycubic

Cédric Becu a lancé la Compagnie Polycubic début 2017. Cet ingénieur informatique a décidé de donner vie à sa passion et s’est spécialisé dans la création de spectacles vivants, à la croisée des genres et des styles. Son ambition : faire vivre des moments d’émotion. Tout un programme…

Cédric Becu est un entrepreneur surprenant, à l’image de son parcours. Cet artiste a commencé par la musique et plus particulièrement le chant et la guitare, du côté de Grenoble. A l’époque, le rock est son genre de prédilection mais un long séjour en Italie lui ouvre les portes de la musique classique et il choisit d’intégrer le Conservatoire à son retour en France.

Passion

En parallèle, le théâtre d’improvisation était déjà entré dans sa vie alors qu’il était étudiant. Les matchs se multiplient et la discipline lui plaît beaucoup. Mais les arts musicaux et théâtraux ne sont, à ce moment, qu’un loisir. Cédric Becu fait des études d’ingénieur et exerce cette profession à temps plein.

Très vite, la passion se professionnalise et devient son principal centre d’intérêt. Il s’installe à Lyon en 2005 et chante dans des chœurs Lyonnais. Il apprend aussi la direction de chœurs et dirige aujourd’hui 3 chorales. Une collaboration lui fait découvrir un nouveau genre : l’opérette. Des comédiens qui chantent, c’est finalement ce qu’il a toujours recherché ! Il commence à écrire des spectacles et met en scène des acteurs, choristes et solistes. Les résultats sont là, le public adore, tout comme les comédiens et les chanteurs qu’il encadre.

Émotion

En 2017, fort de ses expériences, Cédric Becu crée la Compagnie Polycubic où il imagine, crée et produit des spectacles pour adultes et enfants. L’ambition ? Créer des moments d’émotion, des spectacles qui amusent, surprennent, réjouissent…  Chant, théâtre, opérette, les genres se mélangent et réveillent l’imaginaire dès que la lumière s’éteint…

Mise en scène, acteurs, chanteurs… Polycubic mobilise les compétences et pilote les dispositifs complets de son et lumière pour rendre chaque moments inoubliables.

Découvrez le site de la Compagnie Polycubic, entièrement rédigé par l’Agence Lug.

Portrait d’entrepreneurs #3 : Tie-Up

Portrait d’entrepreneurs #3 : Tie-Up

Pour cette nouvelle édition des « portraits d’entrepreneurs », l’Agence Lug s’intéresse à une jeune société lyonnaise : Tie-Up. Fondé par deux spécialistes des RH, ce cabinet de conseil fête en janvier sa première bougie avec un premier exercice réussi !

 

C’est un duo très complémentaire qui pilote Tie-Up : Charline Keller, originaire de Normandie et diplômée en RH. Son truc c’est l’opérationnel, la gestion du personnel et l’accompagnement du dirigeant dans son quotidien. Après avoir fait ses armes dans deux PME lyonnaises, elle part voyager en Asie et revient avec un projet entrepreneurial. Elle appelle son ancien collègue (et ami), Anthony Contat pour lui en parler et étudier, avec son aide, son positionnement. Ce dernier rentre également de voyage, d’un tour du monde plus exactement. La direction d’entreprise et la stratégie, il connaît bien. Formé en droit, il a piloté les RH mais aussi l’administratif et le financier en PME avant de devenir codirigeant. Il réfléchit pendant une journée avec Charline et la conclusion apparaît alors évidente : ils décident de s’associer dans ce projet.

Sortir du cadre

C’est ainsi qu’est née Tie-Up. Son cœur de métier ? Les ressources humaines. Installée à Lyon, elle accompagne les dirigeants de PME, TPE ou associations en conseil, recrutement et formation. Elle propose également un service de RH à temps partagé. « Je veux dépoussiérer l’image des RH enfermées dans leur tour d’ivoire : accessibles et bienveillantes, mais toujours au service de la performance de l’entreprise. Jaime amener les gens à se dépasser et à évoluer pour monter en compétences », résume Charline Keller.

Car Tie-Up est bien loin des clichés associés aux RH. Ici, on sort du cadre et on le revendique. La créativité et l’agilité sont les maîtres mots. « Les hommes sont au cœur de la réussite dune organisation, salariés comme chefs dentreprises. Je sais, en tant que dirigeant, que cest lune des matières les plus difficiles à gérer. C’est ce qui me passionne », ajoute Anthony Contat.

Recrutement

Ce positionnement séduit les entreprises lyonnaises. Tie-Up compte déjà une quinzaine de clients actifs parmi lesquels Handicap International, Dynergie, Itaxia ou encore Kinnarps. Le pôle recrutement s’est également développé, à la demande des clients, et les deux Lyonnais ont recruté leur première salariée en ce début d’année 2017.

De beaux débuts pour une belle équipe que l’Agence Lug est fière d’accompagner en conseil éditorial.

Charline Keller et Anthony Contat
Charline Keller et Anthony Contat
Portrait d’entrepreneur #2 : Guillaume Gibault

Portrait d’entrepreneur #2 : Guillaume Gibault

À la tête d’une marque de sous-vêtements made in France, Guillaume Gibault voit grand et veut devenir le premier employeur textile français. En attendant d’atteindre son objectif, ce trentenaire est parvenu à imposer son «Slip français», grâce, notamment, au storytelling. Portrait

À tout juste 30 ans, Guillaume Gibault fait déjà figure de modèle en matière d’entrepreneuriat et est invité à participer aux conférences du Salon des entrepreneurs. C’est lors de l’édition lyonnaise que nous l’avons rencontré. Il est venu expliqué la genèse et le développement de son concept : le Slip français. L’idée (loufoque ?) de vendre un sous-vêtement made in France est née en 2011, Guillaume Gibault est alors diplômé d’une école de commerce (HEC !) et au chômage depuis quelques jours. Il a une idée en tête : créer une entreprise autour du textile. Il cherche à identifier le bon produit, à la fois facile à vendre en ligne et dont l’histoire serait suffisamment forte pour créer l’adhésion et encourager les ventes. Ce sera le slip, mais pas n’importe lequel : le Slip français ! «Cela faisait longtemps qu’une marque de sous-vêtements sympas ne s’était pas lancée. Et la fabrication française est un gage de qualité, qui fait briller les yeux des clients étrangers», raconte Guillaume Gibault.

Storytelling

Il se lance seul et trouve un fabricant en Dordogne. Il commande 600 slips qui se vendent très vite en ligne. Le produit est marrant et suscite sourires et sympathie. Le nom reste facilement en tête et le made in France est dans l’air du temps. Il faut aussi compter sur les efforts de Guillaume Gibault, qui croit fort en ce projet et le médiatise très vite. Il harcèle les rédactions pour qu’elles parlent de son produit et investit les réseaux sociaux. Ses messages décalés font le buzz. En 2012, pendant la campagne présidentielle, il détourne les affiches des candidats : «Le changement de slip, c’est maintenant», «La France forte en slip» ou encore «Prenez le pouvoir du slip». Les images font le tour du web et les ventes décollent. Aujourd’hui, la marque continue à parier sur le storytelling pour se forger une image sympathique et proche des gens et n’investit pas un centime en pub. La page Facebook de la marque compte plus de 100 000 fans. «On regarde constamment ce qui se fait ailleurs. On est en veille pour trouver de nouvelles idées et continuer à être forts sur le digital», détaille le jeune dirigeant.

Boutiques

En plus des ventes en ligne, le Slip français se développe grâce à un réseau de magasins physiques. «Le retail exige de gros investissements, contrairement au web. Mais avoir des boutiques est indispensable, cela donne une crédibilité à la marque et rassure en vue d’exporter. L’objectif, à terme, est que 90% des ventes se fassent en ligne, et 10% dans les magasins», souligne Guillaume Gibault. La marque est aujourd’hui présente à Paris avec 3 boutiques en propre et une dans le sud de la France. Elle rayonne également à l’international grâce à des corners. Ce pari né autour d’une bière est une réussite, avec 35 salariés et un chiffre d’affaires 2016 qui devrait frôler les 8 millions d’euros.

Portrait d’entrepreneur #1 : Paul Morlet

Portrait d’entrepreneur #1 : Paul Morlet

L’entrepreneuriat est une source inépuisable d’inspiration. C’est pourquoi cette thématique fera l’objet d’un rendez-vous régulier sur le blog de l’Agence Lug. L’objectif ? Mettre en avant des entrepreneurs d’avenir, inspirants, audacieux et innovants… On commence avec le Lyonnais Paul Morlet, fondateur de Lulu Frenchie et de Lunettes pour tous.

Barbe de trois jours, jeans et baskets aux pieds… À 25 ans, Paul Morlet est déjà un serial entrepreneur. Il est à la tête de Lunettes pour tous, un réseau de magasins qui emploie 100 personnes. Son concept ? Vendre des lunettes de vue à 10 euros en 10 minutes. Un pari fou qui a totalement révolutionné le marché de l’optique jusque-là trusté par des chaînes comme Optic 2000, Krys, Alain Afflelou… Autant d’enseignes qui affichent des prix pouvant atteindre 300 euros pour les montures et plus de 100 euros pour chaque verre.

Investisseurs renommés

Pour réussir à casser autant les prix, Paul Morlet a mis au point un nouveau process industriel pour produire massivement et vite. Il a investi dans une machine pour polir les verres et dans un stock très important de montures et de verres. Il développe un réseau de boutiques. Il est présent à Lyon, Paris, Marseille, Nîmes et compte encore ouvrir d’autres magasins en France et un site de vente en ligne. Pour mener ce projet, il a fait entrer des investisseurs à son capital et pas n’importe lesquels puisque Xavier Niel, fondateur de Free, en fait partie.
L’idée de ce business est née dans un avion. Paul Morlet, électricien de formation, est alors à la tête de Lulu Frenchie, une société lyonnaise qui commercialise des lunettes publicitaires. Son activité fonctionne bien, il atteint le million d’euros de chiffre d’affaires en achetant des lunettes à petit prix en Chine et en les customisant aux couleurs d’un pays, d’un club de foot, d’une marque… Pendant un vol entre Paris et Shanghai il discute avec un cadre de la société Essilor. Ce dernier lui explique qu’il achète ses verres en Chine pour 1,50 euro et qu’il les revend 200 euros. C’est un déclic pour le jeune Lyonnais qui creuse l’idée et étudie le marché de l’optique. Il découvre un univers très particulier composé de coopératives ou de franchisés qui peinent à évoluer et à innover. Il s’intéresse aussi au monde du retail, qui nécessite de gros investissements mais qui assure une visibilité immédiate. «C’était une véritable découverte pour moi puisque Lulu Frenchie fonctionnait essentiellement en ligne. Avec un réseau de magasins on peut tester des concepts, voir immédiatement les retombées et s’adapter», explique le jeune dirigeant.

Reportage presque fatal

Paul Morlet a d’ailleurs fait preuve d’adaptation, lors du lancement de Lunettes pour tous en 2014. L’émission Capital sur M6 lui consacre un reportage et vante les mérites de son offre innovante. Résultat : les clients se ruent dès le lundi matin en boutique et dilapident les stocks. Il découvre par la même occasion que son principal fournisseur de verres, en Chine, est lié à Optic 2000. Ce dernier décide soudainement de ne plus assurer l’approvisionnement. Lunettes pour tous n’est plus en mesure de tenir sa promesse et de livrer ses produits en 10 min. Ce joli coup de pub télévisuel manque de faire couler la boîte. Il a fallu un mois et demi et un aller-retour express en Chine pour que la situation se rétablisse. Une expérience riche en enseignements pour le Lyonnais…